Poste d’ingénieur·e d’études – Ingénieur·e spécialisé·e en géographie économique / économie géographique

Ordinateur portable et cahier
Photo : Linsey & Tiff (Creative Commons)

Ingénieur·e d’études « spécialisé·e en géographie économique / économie géographique »

Date limite de candidature : samedi 15 janvier 2022

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Contexte

L’objectif du présent projet est de réaliser une revue systématique de littérature sur le concept d’upgrading. Ce concept, très utilisé en géographie économique, étudie la manière dont des firmes subordonnées, notamment dans les pays des Suds, agissent pour améliorer leur position dans les chaines globales de valeur. Il repose sur un principe de diffusion des technologies et des connaissances provenant des firmes multinationales (FMNs), et donc une circularité des modèles entre Nord et Sud. Bien que s’appuyant sur les actions des firmes subordonnées, l’upgrading est souvent considéré comme dicté par les FMNs (Gereffi, 2001) dans l’intérêt de dégager et de s’approprier une partie des gains de productivité issus des innovations réalisées par leurs sous-traitants. Une autre question relative au concept d’upgrading porte sur les moyens mis en œuvre par les firmes qui s’upgradent, que cela soit en améliorant leur process de production, les produits qu’ils réalisent, etc. (Humphrey & Schmitz, 2002) Plus récemment, la littérature s’est concentrée sur la diversité des objectifs poursuivis lors de la mise en place des upgradings. Initialement centré sur l’identification de gains de valeur ajoutée, les travaux récents ont mis en évidence des objectifs sociaux pouvant exister, notamment en termes de décence de l’emploi, mais aussi de plus en plus sur la possibilité de mettre en place des upgradings environnementaux en réduisant les pollutions et les ressources mobilisées dans le processus de production (Barrentio et al., 2011 ; Ponte, 2020).

À partir de cette littérature, les objectifs du projet sont de répondre aux questions suivantes :

  • Comment les firmes multinationales (FMNs) et les firmes locales influencent-elles la mise en place de nouvelles pratiques plus environnementales ou plus sociales ? Des différences existent-elles suivant les pays d’origine des firmes multinationales et/ou suivant le lieu d’implantation de la firme locale ?
  • Comment et par qui les risques sociaux et environnementaux qui émergent sont-ils pris en charge au sein du processus productif globalisé ?
  • Qui bénéficie des upgradings sociaux et environnementaux mis en place, et comment ce processus de partage des bénéfices s’opère-t-il ?

Cette recherche est réalisée en collaboration entre l’Université de Paris, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université Rennes 2 et l’Université de Fribourg.

Missions

Afin de réaliser cette analyse de revue systématique de la littérature sur l’upgrading, le travail de l’ingénieur·e visera à participer à la constitution d’une base de données permettant de caractériser les analyses existantes dans la littérature scientifique qui ont été préalablement sélectionnées par les porteurs du projet (environ 700 articles ont été sélectionnés). De plus, pour répondre à certaines questions émergentes durant le processus de remplissage du tableau relatif à la base de données, l’ingénieur·e pourra être amené·e à prendre contact (notamment via ResearchGate) avec certains auteurs des articles identifiés pour obtenir des informations complémentaires. Plus globalement, l’ingénieur·e d’études sera impliqué·e dans la dynamique collective du projet de recherche mené sur l’upgrading incluant l’organisation d’événements scientifiques et les travaux sur des terrains d’études de l’équipe de recherche.

Profil recherché

  • Diplôme d’ingénieur ou de Master en sciences sociales (sociologie, géographie ou économie en particulier) ;
  • capacité à gérer une de base de données (de type SQL ou Excel) ;
  • avoir des connaissances de base en traitement statistiques (compréhension des analyses possibles de la base en cours de création) ;
  • avoir une très bonne maîtrise de l’anglais scientifique (en lecture plus particulièrement) ;
  • rigueur, sens de l’organisation et autonomie ;
  • la connaissance de la littérature sur les Chaînes Globales de Valeur serait appréciée.

Conditions de recrutement

La personne recrutée au sein du LabEx DynamiTe effectuera sa mission au sein de l’UMR 7533 LADYSS (Université de Paris) sous la responsabilité de Pascal GROUIEZ (maître de conférences HDR en économie).

CDD de 4 mois à temps complet à compter du mardi 15 mars 2022.

Rémunération : environ de 2041 € à 2340 € brut mensuel (selon expérience).

Envoi des dossiers de candidature (CV et lettre de motivation, mettant en évidence les compétences du/de la candidat·e et ses expériences antérieures en lien avec le poste) avant le samedi 15 janvier 2022 à :

pascal.grouiez@u-paris.fr

contact@labex-dynamite.com

Merci d’indiquer « IE en géographie économique / économie géographique » comme objet du message.

Bibliographie

Bair, J. (2005). Global capitalism and commodity chains: looking back, going forward. Competition and Change, 9(2), 153–80.

Berthe, A., Grouiez, P., Dupuy, L. (2018), Subordinate firms’ strategies in global value chains: The case of farmers investing in biogas production, Revue d’Économie Industrielle, 163, 187-227.

Gereffi, G. (1999), International trade and industrial up-grading in the apparel commodity chain. Journal of International Economics, 48(1), 37‒70.

Humphrey, J. & Schmitz, H. (2002). How does insertion in global value chains affect upgrading in industrial clusters? Regional Studies, 36(9), 1017-1028.

Mohan, S. (2016). Institutional Change in Value Chains: Evidence from Tea in Nepal. World Development, 78, 52-65.

Pipkin, S. (2011). Local Means in Value Chain Ends: Dynamics of Product and Social Upgrading in Apparel Manufacturing in Guatemala and Colombia. World Development, 39(12), 2119-2131. https://doi.org/10.1016/j.worlddev.2011.04.016

Ponte, S. (2020). The hidden costs of environmental upgrading in global value chains. Review of International Political Economy. DOI: 10.1080/09692290.2020.1816199